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Quelles questions se poser avant d’investir ?

(du 18/10/2006)
L’investissement, immobilisant des fonds sur une longue durée, doit être financé par des fonds assurés sur le long terme. Vous pouvez certes bénéficier des apports de vos adhérents et d’éventuelles subventions d’investissement (de l’Etat ou des collectivités locales), mais dans bien des cas, vous avez tout intérêt à étudier la solution bancaire.

Quel type d’investissement ?

Les investissements peuvent être matériels (on parlera de corporels en comptabilité), c’est-à-dire les terrains, les locaux, les installations techniques, le matériel informatique, les véhicules…) ou immatériels (incorporels en comptabilité), à savoir les frais de recherche, la valeur du fonds de commerce, les brevets, les logiciels…).
Dans un cas comme dans l’autre, la démarche et les questions à se poser sont identiques, même si les investissements immatériels seront plus difficilement finançables par des subventions ou des emprunts bancaires.
Enfin, il faut toujours garder à l’esprit que quel que soit l’investissement, il aura un impact sur les ressources de votre association.

L’investissement est-il nécessaire ?

Avant d’investir, l’association doit d’abord s’interroger sur la nécessité de l’investissement au regard des retours attendus. L’association peut en effet investir pour diversifier ses activités, améliorer ses services, élargir son public, etc. Toutes choses qui auront un impact sur son activité… et ses ressources.

L’investissement est-il sous- ou surdimensionné par rapport aux capacités de l’association ?

Il faut toujours s’interroger sur le « dimensionnement » de l’investissement. Les équipements achetés doivent être adaptés aux besoins de l’association à l’instant T et pour les années à venir (au moins pour toute la durée de l’amortissement).

L’association est-elle capable d’investir, pour combien de temps et à quelle hauteur ?

La durée d’emprunt dépend de la durée de vie du matériel ainsi acheté (la durée de remboursement ne doit pas dépasser sa durée de vie) et la capacité de remboursement des annuités.
Il s’agit ici de s’interroger sur cette capacité de remboursement. Plus l’emprunt est long, moins les intérêts sont élevés. Certaines associations peuvent alors être tentées d’emprunter sur des termes courts pour supporter le moins longtemps possible le remboursement de l’emprunt. Cependant l’association est-elle capable de rembourser des anuités élevées ?
Ne vaudrait-il mieux pas allonger la durée de remboursements pour être sûr de pouvoir les prendre en charge ? Ces questions pourront être étudiées avec des structures spécialisées dans l’accompagnement financier, voire avec son banquier.

Qui supporte l’investissement et à quel prix ?

Certaines subventions peuvent en effet couvrir une part de l’investissement, mais la collectivité territoriale aura sans doute des exigences liées à l’utilisation d’argent public : l’accueil de publics particuliers, l’ouverture de l’association sur des horaires spécifiques…
Si les subventions ne couvrent pas tout l’investissement, des alternatives doivent être trouvées, qui le plus souvent seront bancaires.

Faut-il limiter l’autofinancement des investissements ?

Une association peut bien entendu décider d’utiliser ses fonds propres pour financer un investissement. Mais, il est toujours préférable de les garder pour couvrir son besoin en fonds de roulement (BFR) et financer ses investissements immatériels, quasi impossibles à financer avec des fonds externes (comme ils ne peuvent être saisis par nature…).

Pour limiter l’autofinancement des investissements, deux solutions peuvent être envisagées : impliquer, autant que possible de nouveaux partenaires financiers dans les projets de l’association (fondations, collectivités locales, etc.), renforcer et inscrire dans la durée sa relation bancaire par le biais d’un prêt sur la durée d’amortissement du bien.

Les banques seront attentives à la capacité d’autofinancement (CAF) de l’association, c’est-à-dire les ressources que son activité lui permet de dégager sur une période donnée. En effet, en comparant les dettes financières de l’association à sa capacité d’autofinancement, elles déterminent sa capacité de remboursement.

Quelles sont les erreurs à éviter ?

Elles sont nombreuses, mais on peut citer pour l’exemple :

  • L’achat d’un local alors que l’association est hébergée gratuitement et dans de bonnes conditions.
  • L’achat plutôt que la location (de matériel informatique par exemple), d’autant que certaines charges de location sont éligibles à certaines subventions (du Fonds social européen notamment), ce qui n’est pas le cas des charges d’amortissement.
  • Les investissements lourds : il faut toujours privilégier des investissements qui permettent de conserver une certaine marge d’adaptation. Par exemple, si vous êtes très dépendants des financements publics, dont la reconduction n’est jamais automatique, il ne vaut mieux pas vous engager dans des investissements lourds.
    Et si vos financeurs vous demandent d’ouvrir une antenne sur un nouveau territoire, préférez autant que possible la location à l’achat le temps d’ancrer l’association sur ce territoire.
 
 
 
 
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